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 Pêche au thon rouge ...

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MessageSujet: Fermeture très controversée de la pêche au thon rouge en Europe   Sam 14 Juin - 5:20

Par Yacine LE FORESTIER AFP - Vendredi 13 juin, 19h43

BRUXELLES (AFP) - La Commission européenne a décidé vendredi de fermer prématurément la pêche au thon rouge en Méditerranée au nom de la protection de l'espèce, provoquant des protestations des pays concernés et la colère d'une profession déjà à cran à cause du renchérissement du carburant.


Le gouvernement espagnol a "rejetté" la décision "disproportionnée" de la Commission européenne dans un communiqué l'Environnement, de l'Agriculture et de la Pêche .

Cette fermeture concerne les thoniers senneurs, de grands chalutiers qui pratiquent une forme de pêche industrielle, et comptent à eux seuls pour quelque 70% des captures totales de ce poisson dans les eaux européennes.

Elle s'appliquera à compter du 16 juin pour la Grèce, la France, l'Italie, Chypre et Malte, et à partir du 23 juin pour l'Espagne, selon un communiqué de la Commission.

La saison pour eux aurait dû se terminer fin juin, qui est le mois où ils réalisent la quasi-totalité de leurs captures (90%), à raison de 550 tonnes par jour. En revanche, les pêcheurs artisanaux, essentiellement présents dans l'Atlantique Est, pourront continuer s'ils ont encore des quotas de pêcher jusqu'à la fin de leur propre saison, qui s'achève fin novembre.

"Les quotas alloués seront bientôt atteints" pour les pêcheurs industriels, s'est justifiée la Commission.

"La fermeture est nécessaire pour la protection de cette ressource fragile et pour garantir que le stock (de poissons) puisse se reconstituer", conformément à ce qui est prévu au niveau international, a-t-elle ajouté.

Cette décision a immédiatement été dénoncée par l'Italie et la France, qui comptent parmi les principaux pays de pêche au thon rouge en Europe et sont déjà confrontés à la grogne de leurs pêcheurs depuis des semaines, frappés par l'envolée du prix du gazole pour leurs bateaux.

Le ministre italien de la Pêche, Luca Zaia, a réclamé que Bruxelles suspende sa décision, en dénonçant "l'impact économique et social" sur un secteur "déjà en pleine crise".

Son collègue français Michel Barnier a déploré "cette décision prise sans confrontation des éléments techniques et chiffrés de capture" et demandé "en urgence" une réunion d'un comité d'experts de la Commission européenne pour examiner cette décision.

Même son de cloche du côté de la profession: la principale fédération de pêcheurs italiens a parlé d'une "décision incompréhensible" qui "jette de l'huile sur le feu" alors que la profession est selon elle aux abois avec le prix du gazole.

"Nos efforts pour chercher à calmer les esprits et faire repartir en mer nos pêcheurs sont rendus vains par les mauvais choix de Bruxelles", a protesté le président de la Federcoopesca, Massimo Coccia.

En France, le syndicat des thoniers de Méditerranée a dénoncé une "décision arbitraire", affirmant que "la flotte des thoniers senneurs français n'a même pas atteint 25% du quota de thon rouge 2008".

"La plupart des armements français se voient acculés à la faillite financière à cause d'une décision injuste", souligne-t-il dans un communiqué.

L'an dernier, les pays européens ont dépassé leurs quotas de pêche de 4.400 tonnes et l'UE avait mis fin totalement à la pêche au thon rouge pour 2007 au mois de septembre.

Cette espèce très prisée des consommateurs avec la mode des "sushi", dont les prix ont fortement progressé ces dernières années, voit ses réserves s'amenuiser dangereusement, du fait d'une importante pêche illégale en particulier.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a pour sa part réclamé vendredi des "mesures encore plus radicales" pour préserver l'espèce, comme une fermeture de la pêche sur plusieurs années et une réduction "drastique" de la flotte.

"L'avenir du thon rouge est en jeu en Méditerranée", a-t-il dit, en dénonçant les prises illégales.

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MessageSujet: Fermeture de la pêche : la France veut une réunion "d'urgence"   Sam 14 Juin - 5:35

A la suite de la décision de Bruxelles de fermer la pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique, le ministre de la Pêche Michel Barnier demande que la Commission européenne apporte "les éléments utiles sur la consommation des quotas de thon rouge des navires des pays concernés".

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier a demandé une réunion "en urgence" vendredi 13 juin du comité d'expertise de la Commission européenne. Cette annonce fait suite à la décision de Bruxelles de fermer en grande partie la pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique.
Michel Barnier a été prévenu de cette décision jeudi par la Commission européenne. Il a déploré "cette décision prise sans confrontation des éléments techniques et chiffrés de capture", selon un communiqué du ministère. Ce comité permettra "d'apporter les éléments utiles sur la consommation des quotas de thon rouge des navires senneurs des pays concernés", a ajouté le ministère.

Quotas 2008 atteints

Il rappelle que la France a déjà déployé des "mesures exceptionnelles" en matière de contrôle des pêches du thon rouge en Méditerranée, notamment l'instauration de quota individuel pour ses 36 thoniers senneurs méditerranéens.
Il a immédiatement pris contact avec le Commissaire européen chargé de la pêche et des affaires maritimes, Joe Borg pour lui demander "l'organisation de toute urgence" du comité d'expertise.
La Commission européenne a décidé vendredi de fermer prématurément et en grande partie la pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique, au motif que les quotas de pêche de 2008 pour cette espèce sont déjà sur le point d'être atteints.

"Décision incompréhensible"

Cette fermeture concerne les thoniers-senneurs, de grands chalutiers qui pratiquent une forme de pêche industrielle aux thons rouges, et comptent à eux seuls pour quelque 70% des captures totales de cette espèce dans les eaux européennes.
Vendredi, la principale fédération des pêcheurs italiens a qualifié de "décision incompréhensible" l'arrêt de la pêche au thon rouge décrété par la Commission européenne. Selon elle, cela "jette de l'huile sur le feu" alors que la profession proteste déjà contre la hausse des prix du gazole.
Le ministre italien de l'Agriculture, Luca Zaia, avait demandé à Bruxelles de suspendre sa décision de fermer la pêche au thon rouge pour les grands chalutiers en Méditerranée, dénonçant "l'impact économique et social" sur un secteur "déjà en pleine crise".
"Je ne partage pas cette décision, en raison de son manque de motivations et de sa sous-évaluation de l'impact économique et social qu'elle aurait sur un secteur déjà en pleine crise", a déclaré le ministre dans un communiqué.
Le ministère précise qu'une lettre en ce sens a été adressée a été adressée au commissaire européen pour la Pêche, Joe Borg.
Luca Zaia a demandé à la Commission européenne de "suspendre la procédure, dans l'attente d'une rencontre bilatérale qui permette un examen serein de toutes les données disponibles".
L'arrêt de cette pêche, décrété par la Commission européenne, a été prématuré : le 16 juin au lieu du 30 juin pour l'Italie. Il concerne les thoniers-senneurs, de grands chalutiers qui pratiquent une forme de pêche industrielle aux thons rouges et représentent à eux seuls quelque 70% des captures totales de cette espèce dans les eaux européennes.

Source : Nouvel Obs.


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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Lun 16 Juin - 10:01

Nounouch a écrit:
Par Yacine LE FORESTIER AFP - Vendredi 13 juin, 19h43

BRUXELLES (AFP) - La Commission européenne a décidé vendredi de fermer prématurément la pêche au thon rouge en Méditerranée au nom de la protection de l'espèce, provoquant des protestations des pays concernés et la colère d'une profession déjà à cran à cause du renchérissement du carburant.


Le gouvernement espagnol a "rejetté" la décision "disproportionnée" de la Commission européenne dans un communiqué l'Environnement, de l'Agriculture et de la Pêche .

Cette fermeture concerne les thoniers senneurs, de grands chalutiers qui pratiquent une forme de pêche industrielle, et comptent à eux seuls pour quelque 70% des captures totales de ce poisson dans les eaux européennes.

Elle s'appliquera à compter du 16 juin pour la Grèce, la France, l'Italie, Chypre et Malte, et à partir du 23 juin pour l'Espagne, selon un communiqué de la Commission.

La saison pour eux aurait dû se terminer fin juin, qui est le mois où ils réalisent la quasi-totalité de leurs captures (90%), à raison de 550 tonnes par jour. En revanche, les pêcheurs artisanaux, essentiellement présents dans l'Atlantique Est, pourront continuer s'ils ont encore des quotas de pêcher jusqu'à la fin de leur propre saison, qui s'achève fin novembre.

"Les quotas alloués seront bientôt atteints" pour les pêcheurs industriels, s'est justifiée la Commission.

"La fermeture est nécessaire pour la protection de cette ressource fragile et pour garantir que le stock (de poissons) puisse se reconstituer", conformément à ce qui est prévu au niveau international, a-t-elle ajouté.

Cette décision a immédiatement été dénoncée par l'Italie et la France, qui comptent parmi les principaux pays de pêche au thon rouge en Europe et sont déjà confrontés à la grogne de leurs pêcheurs depuis des semaines, frappés par l'envolée du prix du gazole pour leurs bateaux.

Le ministre italien de la Pêche, Luca Zaia, a réclamé que Bruxelles suspende sa décision, en dénonçant "l'impact économique et social" sur un secteur "déjà en pleine crise".

Son collègue français Michel Barnier a déploré "cette décision prise sans confrontation des éléments techniques et chiffrés de capture" et demandé "en urgence" une réunion d'un comité d'experts de la Commission européenne pour examiner cette décision.

Même son de cloche du côté de la profession: la principale fédération de pêcheurs italiens a parlé d'une "décision incompréhensible" qui "jette de l'huile sur le feu" alors que la profession est selon elle aux abois avec le prix du gazole.

"Nos efforts pour chercher à calmer les esprits et faire repartir en mer nos pêcheurs sont rendus vains par les mauvais choix de Bruxelles", a protesté le président de la Federcoopesca, Massimo Coccia.

En France, le syndicat des thoniers de Méditerranée a dénoncé une "décision arbitraire", affirmant que "la flotte des thoniers senneurs français n'a même pas atteint 25% du quota de thon rouge 2008".

"La plupart des armements français se voient acculés à la faillite financière à cause d'une décision injuste", souligne-t-il dans un communiqué.

L'an dernier, les pays européens ont dépassé leurs quotas de pêche de 4.400 tonnes et l'UE avait mis fin totalement à la pêche au thon rouge pour 2007 au mois de septembre.

Cette espèce très prisée des consommateurs avec la mode des "sushi", dont les prix ont fortement progressé ces dernières années, voit ses réserves s'amenuiser dangereusement, du fait d'une importante pêche illégale en particulier.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a pour sa part réclamé vendredi des "mesures encore plus radicales" pour préserver l'espèce, comme une fermeture de la pêche sur plusieurs années et une réduction "drastique" de la flotte.

"L'avenir du thon rouge est en jeu en Méditerranée", a-t-il dit, en dénonçant les prises illégales.

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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Lun 16 Juin - 10:02

Nounouch a écrit:
A la suite de la décision de Bruxelles de fermer la pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique, le ministre de la Pêche Michel Barnier demande que la Commission européenne apporte "les éléments utiles sur la consommation des quotas de thon rouge des navires des pays concernés".

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier a demandé une réunion "en urgence" vendredi 13 juin du comité d'expertise de la Commission européenne. Cette annonce fait suite à la décision de Bruxelles de fermer en grande partie la pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique.
Michel Barnier a été prévenu de cette décision jeudi par la Commission européenne. Il a déploré "cette décision prise sans confrontation des éléments techniques et chiffrés de capture", selon un communiqué du ministère. Ce comité permettra "d'apporter les éléments utiles sur la consommation des quotas de thon rouge des navires senneurs des pays concernés", a ajouté le ministère.

Quotas 2008 atteints

Il rappelle que la France a déjà déployé des "mesures exceptionnelles" en matière de contrôle des pêches du thon rouge en Méditerranée, notamment l'instauration de quota individuel pour ses 36 thoniers senneurs méditerranéens.
Il a immédiatement pris contact avec le Commissaire européen chargé de la pêche et des affaires maritimes, Joe Borg pour lui demander "l'organisation de toute urgence" du comité d'expertise.
La Commission européenne a décidé vendredi de fermer prématurément et en grande partie la pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique, au motif que les quotas de pêche de 2008 pour cette espèce sont déjà sur le point d'être atteints.

"Décision incompréhensible"

Cette fermeture concerne les thoniers-senneurs, de grands chalutiers qui pratiquent une forme de pêche industrielle aux thons rouges, et comptent à eux seuls pour quelque 70% des captures totales de cette espèce dans les eaux européennes.
Vendredi, la principale fédération des pêcheurs italiens a qualifié de "décision incompréhensible" l'arrêt de la pêche au thon rouge décrété par la Commission européenne. Selon elle, cela "jette de l'huile sur le feu" alors que la profession proteste déjà contre la hausse des prix du gazole.
Le ministre italien de l'Agriculture, Luca Zaia, avait demandé à Bruxelles de suspendre sa décision de fermer la pêche au thon rouge pour les grands chalutiers en Méditerranée, dénonçant "l'impact économique et social" sur un secteur "déjà en pleine crise".
"Je ne partage pas cette décision, en raison de son manque de motivations et de sa sous-évaluation de l'impact économique et social qu'elle aurait sur un secteur déjà en pleine crise", a déclaré le ministre dans un communiqué.
Le ministère précise qu'une lettre en ce sens a été adressée a été adressée au commissaire européen pour la Pêche, Joe Borg.
Luca Zaia a demandé à la Commission européenne de "suspendre la procédure, dans l'attente d'une rencontre bilatérale qui permette un examen serein de toutes les données disponibles".
L'arrêt de cette pêche, décrété par la Commission européenne, a été prématuré : le 16 juin au lieu du 30 juin pour l'Italie. Il concerne les thoniers-senneurs, de grands chalutiers qui pratiquent une forme de pêche industrielle aux thons rouges et représentent à eux seuls quelque 70% des captures totales de cette espèce dans les eaux européennes.

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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Lun 16 Juin - 12:21

guillo je m attendais à un truc du genre "ça m touche pas je touche qu aux thons blonds" ou un truc du genre......
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MessageSujet: Pêche: des thoniers français passent outre l'interdiction de l'UE   Ven 20 Juin - 11:58

Par Ljubomir MILASIN AFP - Mardi 17 juin, 18h04

VENISE (AFP) - Le Syndicat des thoniers méditerranéens, qui regroupe des professionnels français du secteur, a appelé ses adhérents à pêcher le thon rouge dès ce mardi minuit en Méditerranée malgré l'interdiction de la pêche décrétée par la Commission européenne.
Sept pays européens, dont la France, l'Italie et l'Espagne, ont réclamé mardi à l'UE davantage de ressources en faveur du secteur de la pêche touché par l'envolée des prix du gazole, Paris déplorant un manque de confiance dans les relations avec la Commission de Bruxelles.

"Le prix du gazole acheté par les pêcheurs a augmenté de 240% depuis 2004, selon les données de la Commission européenne", souligne une déclaration commune adoptée à l'issue d'une réunion à Venise à laquelle ont aussi assisté le Portugal, Malte, la Grèce et la Slovénie qui exerce actuellement la présidence de l'UE.

Les sept pays ont réclamé "une augmentation des moyens financiers à disposition du Fonds européen pour la pêche (FEP)", actuellement de l'ordre de 500 millions d'euros par an.

"Les ressources disponibles ne sont pas adaptées à la gravité de la crise en cours et aux exigences du secteur", souligne le document qui sera présenté lors du prochain Conseil des ministres de l'Agriculture et de la Pêche, fin juin à Luxembourg.

Ces pays demandent également "l'autorisation" dans les Etats membres "d'instruments permettant de stabiliser les prix du gazole acheté par les pêcheurs", en d'autres termes de pouvoir diminuer les taxes sur le carburant.

"Nous parlons d'un secteur économique et humain très important (...), le premier aussi gravement affecté par les prix du pétrole", a expliqué à la presse le ministre français de la Pêche et de l'Agriculture Michel Barnier.

"Nous voulons avoir un dialogue constructif et exigeant avec la Commission européenne", a ajouté le ministre français, mécontent, comme plusieurs de ses collègues, de la décision d'arrêter le 16 juin, deux semaines avant la date prévue, la pêche au thon rouge.

Cette décision représente un motif de colère supplémentaire pour les pêcheurs, déjà aux prises avec les prix du gazole.

"Nous allons évoquer la question de la modernisation, de la meilleure gestion des quotas de pêche parce qu'il y a effectivement des problèmes, la question du thon rouge le prouve, il y a un problème de transparence et de confiance et de travail en commun avec la Commission européenne", avait déclaré M. Barnier avant le début de la rencontre.

Il a reçu un soutien appuyé de son homologue italien, Luca Zaia, qui s'est dit "indigné". Le ministre a affirmé que l'Italie pouvait démontrer qu'elle n'avait pas dépassé 25% de son quota de thon rouge, alors que sa flotte de thoniers a été arrêtée.

"C'est déplorable et même scandaleux car le rapport de confiance entre la Commission et l'Etat-membre doit être à la base de leurs relations", a commenté M. Zaia.

"Il est important de donner un signal au secteur de la pêche (...) que nous allons faire de notre mieux pour trouver une solution mais le problème de fond, le prix élevé du carburant, n'est pas quelque chose que les ministres de la pêche peuvent résoudre", a estimé le ministre slovène, Iztok Jarc.

Un mouvement de protestation des pêcheurs contre le prix du gazole a eu lieu début juin dans plusieurs pays européens.

La France va saisir le prochain conseil européen des ministres de l'Agriculture et de la Pêche fin juin sur la décision de la Commission européenne d'interdire la pêche au thon rouge, a annoncé mardi le ministre français de la Pêche et de l'Agriculture, Michel Barnier.

Le ministère a précisé, dans un communiqué, que la réunion "technique" qui a eu lieu lundi à Bruxelles "n'a pas permis de mettre en évidence les preuves tangibles de dépassement des quotas individuels attribués aux thoniers senneurs français", comme le demandaient les autorités françaises.

"Face à ce constat, Michel Barnier fait part de son intention, conformément à la règlementation communautaire, de demander la saisine du prochain conseil des ministres de l'Agriculture et de la Pêche sur cette décision d'interdiction".

Le prochain conseil européen des ministres de l'agriculture se tiendra les 23 et 24 juin à Luxembourg.

Mardi quelque 300 pêcheurs italiens et français ont manifesté devant la représentation de l'Union Européenne à Malte, menaçant de bloquer le port de La Valette pour protester contre l'interdiction de la pêche au thon rouge.

En Italie, une vingtaine de thoniers ont aussi ralenti les entrées et sorties du port de Salerne (sud).
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MessageSujet: Thon rouge: permis retiré aux pêcheurs français pour la fin de saison   Ven 20 Juin - 12:04


La surpêche du thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique


AFP - Mercredi 18 juin, 20h01

MARSEILLE (AFP) - Les 36 thoniers-senneurs français se sont vu retirer leur permis de pêche spécial (PPS) pour le thon rouge jusqu'à la fin de la saison, en application de la décision de la Commission européenne sur les quotas de pêche, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.


Ce retrait leur a été notifié par les directions régionales des affaires maritimes de Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur sur instruction du ministère de l'Agriculture et de la Pêche.

Le PPS pour le thon rouge courait jusqu'au 30 juin mais il a été suspendu avec effet rétroactif au 16 juin, en application de la décision prise vendredi par la Commission européenne de fermer prématurément la pêche au thon rouge en Méditerranée au nom de la protection de l'espèce.

Le règlement de la Commission s'applique à compter du 16 juin pour la Grèce, la France, l'Italie, Chypre et Malte. L'Espagne peut pêcher jusqu'au 23 juin.

Une source au ministère de la Pêche a indiqué que ce retrait de permis relevait seulement de la notification technique, puisque de facto le PPS était rendu caduc par la décision européenne.

"Si on ne l'avait pas fait, la Commission aurait pu dire qu'on ne respectait pas sa décision", a déclaré cette source.

La nouvelle a cependant passablement irrité le Syndicat des thoniers méditerranéens (STM), basé à Marseille, qui regroupe désormais 25 des 36 thoniers-senneurs français. Il a décidé de porter l'affaire devant le tribunal administratif pour tenter de faire annuler le retrait.

"On mettra les moyens qu'il faut et on ira jusqu'au bout", a assuré Mourad Kahoul, président du STM, reprochant au gouvernement d'avoir cédé face à Bruxelles alors que les thoniers français n'ont pas atteint leurs quotas de pêche selon lui.

Des chiffres fournis par le STM, validés à bord des bateaux par des observateurs mandatés par le ministère, montrent que 22 de ses 25 thoniers n'ont pêché en moyenne que 29% de leur quota de thon rouge depuis le début de la saison.

Au total, le volume de pêche de ces 22 navires atteint quelque 729 tonnes, alors que leur quota cumulé est de 2.497 tonnes. Parmi eux, cinq bateaux affichent même un tonnage nul en raison du "mauvais temps", a expliqué M. Kahoul.

Le quota français pour le thon rouge est de 4.775 tonnes.

Au ministère, "ils reconnaissent qu'on n'a pas dépassé nos quotas mais ils ne veulent pas reconnaître que Bruxelles a fait un excès de zèle", a-t-il dit, dénonçant également le délai de pêche supplémentaire accordé à l'Espagne.

La source au ministère de la Pêche a reconnu que le gouvernement était "pris entre deux feux" mais a assuré "qu'il ne laissait pas tomber" les thoniers.

"Nous ne sommes pas d'accord avec la décision d'interdire la pêche au thon" dans la mesure où Bruxelles n'a pas fourni d'éléments probants sur le dépassement des quotas. Mais "le seul recours dont on dispose est le conseil des ministres dans 10 jours", a indiqué cette source.

La France a annoncé son intention de soulever le problème lors de la réunion des ministres de la Pêche le 23 juin à Luxembourg. Le commissaire européen à la Pêche Joe Borg a cependant déjà refusé de revenir sur sa décision, malgré les protestations de l'Italie, de la France et de l'Espagne.
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MessageSujet: Chasse aux pêcheurs   Ven 20 Juin - 21:56

LE MONDE | 20.06.08 | 14h15



REUTERS/ISSEI KATO
Katsuura est le port japonais où l'on débarque les plus grandes quantités de thon frais (ici, un pêcheur avec sa prise, le 5 juin 2008).


Quand le lundi 16 juin à l'aube, la frégate de surveillance Germinal appareille sous les remparts de La Valette, capitale de l'île de Malte, la pêche au thon rouge est interdite depuis six heures pour la majorité des thoniers-senneurs européens, ces navires capables d'attraper 50 si ce n'est 100 tonnes de thons en une seule prise dans leur grand filet rond - une senne coulissante, dans le jargon professionnel.
En "mission surpêche" pour le compte de la Commission européenne, le bateau militaire français sort d'une semaine mouvementée : ses cent dix hommes, leurs deux Zodiac et leur hélicoptère Panther ont contrôlé quatre-vingt-trois bateaux, observé "vingt-sept vols d'aéronefs" et photographié quatre avions de repérage. Affrétés par des armateurs, ces appareils, dont l'usage est strictement interdit depuis deux ans, continuent de traquer les bancs de thons qui viennent, chaque fin de printemps, se reproduire en Méditerranée.

Dans cette aube rose et fraîche, le navire gris de 93,50 m repart donc en patrouille dans une situation plutôt tendue. C'est la première fois, depuis qu'elle est réglementée, que la pêche à la senne du thon rouge est suspendue avant sa fermeture traditionnelle au 30 juin. Le commissaire européen Joe Borg, Maltais à la réputation sévère, a publié le vendredi 13 juin un arrêté prenant effet ce lundi 16 à 0 heure. Les marins de la Royale sont des hommes de discipline. Germinal, ce lundi, cingle donc plein sud vers la Libye : le Cross Etel, qui abrite le Comité national des pêches chargé de le guider dans cette campagne européenne, lui a indiqué que trente-deux navires français sont à quai dans la région, et que deux bateaux italiens semblent en attente de transfert de poissons.

Cross Etel a demandé au commandant de frégate Philippe Ebélé et à ses hommes un relevé des positions de tous les pêcheurs rencontrés. A 14 heures, les officiers de quart aperçoivent deux navires immobiles, accrochés à une cage flottante. De celles dans lesquelles on transfère jusqu'à 120 tonnes de thons vivants, avant de les tracter vers des fermes littorales où ils sont engraissés, en Espagne, à Malte ou en Croatie.

Il s'agit du Gorenler 2, élégant vaisseau noir de 25 m, et du Habib-Reis 3, vieux senneur jaune un peu rouillé. Deux bateaux turcs recensés, au moins pour l'année 2007, sur les registres de l'Iccat - la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique. Ils tardent à répondre aux appels de Vincent Chapel, inspecteur français des pêches, et de Giuseppe Basile, garde-côte italien, tous deux embarqués la veille et armés des certificats leur permettant de contrôler cette pêche réglementée.

Les inspecteurs annoncent par radio au capitaine du Habib-Reis qu'ils vont venir à bord dans le cadre des inspections de l'Iccat. Le long du flanc bâbord du Germinal, on descend le Zodiac. Une petite délégation de marins encadre les deux contrôleurs. De retour de leur visite, ils font état d'un accueil chaleureux... et de documents manquants. En dépit de tous les règlements, les deux navires turcs ne disposent d'aucun papier indiquant la provenance exacte des 1 350 thons vivants emprisonnés dans leur cage. Un trésor de 1 million d'euros. Il y a là 100 tonnes de poisson. Le pêcheur les vendra à 10 euros le kilo au fermier qui les engraissera avant de les vendre à des Japonais. Très probablement au groupe Mitsubishi, qui est un acteur important de l'industrie mondiale du thon, et se trouve souvent être actionnaire des fermes en question.

Rendez-vous est pris pour le lendemain matin avec le "navire amiral" de cette petite flotte turque, le Mamuli-Reis 2, que l'hélicoptère a bien aperçu, "senne bâchée", à quelque 50 nautiques de là. Lors de la visite du lendemain, Vincent Chapel constate "quand même un manque dans cette affaire : les thons ont été pêchés par un navire italien, le Luigi-Pedre, tractés ensuite par un remorqueur turc, le Serter-Ahmet 1, et ils se trouvent désormais tirés par le Habib-Reis 3 sans qu'on sache pourquoi." Quant à leur destination, elle reste inconnue...

Tandis que la frégate navigue sur cette mer calme et que l'hélicoptère survole les lieux, photographiant et interrogeant par radio les senneurs et les remorqueurs repérés, les politiques s'agitent entre Paris, Rome et Bruxelles. Le décret de la Commission européenne stipule que "les senneurs à senne coulissante de Grèce, France, Italie, Chypre et Malte seront interdits de pêche à partir du 16 juin 0 heure (...). La fermeture de cette pêcherie est nécessaire pour protéger cette ressource fragile et assurer la restauration du stock de thon rouge, selon le plan de reconstitution pluriannuel de quinze ans agréé par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat)."

Evidemment, les responsables syndicaux des thoniers ont poussé des grands cris, en invoquant le mauvais temps qui les a empêchés de travailler et d'approcher les maximums autorisés. "C'est une provocation de plus", a lancé Mourad Kahoul - leader des thoniers méditerranéens -, qui, venant de se faire désavouer par sa base dans la récente affaire du gazole, cherchait à redorer un blason un peu terni.

Comme d'habitude, les seigneurs français de la pêche, regroupés à Sète dans la Coopérative sathoan - sardine, thon, anchois - sont restés plus discrets. Mais en Espagne, en France et en Italie, les ministres concernés sont immédiatement montés au créneau pour défendre leurs ressortissants. La ministre espagnole, Elena Espinosa, "rejetait la décision disproportionnée de Bruxelles". L'Italien Luca Zaia protestait contre "son manque de motivation", le Français Michel Barnier "déplorait la décision" et demandait la réunion d'urgence "du comité d'experts permettant d'apporter des éléments probants sur la consommation des quotas".

Dans la pièce, Michel Barnier n'est pas celui qui tient le meilleur rôle. Il sait bien qu'en 2007 la France a pêché 10 000 tonnes de thon pour 5 600 tonnes autorisées ! Et le 19 mai, il a aussi reçu une lettre acide du commissaire Borg, stigmatisant la pusillanimité des contrôles exercés sur ses propres pêcheurs. M. Barnier pouvait pourtant se vanter : pour la première fois, après des discussions aussi passionnées qu'interminables avec les intéressés, la France a instauré des quotas individuels pour les 36 thoniers senneurs français qui opèrent en Méditerranée.
Le ministre français exige du commissaire européen qu'il "explicite très précisément sa décision et surtout qu'il donne des éléments probants sur le dépassement des quotas". Sylvie Alexandre, sa directrice des pêches, demande en particulier "quels pêcheurs et quel pays" ont atteint les quotas ce 16 juin fatidique. "Le commissaire parle de 85 % des quotas atteints, mais cela reste trop général", insiste-t-elle. Elle précise même que le "suivi journalier des quotas" mis en place par la France démontre que nombre de navires français ne les ont pas encore atteints. Mais elle refuse d'en donner le détail.
Le relevé édité par le Cross Etel indique effectivement que certains armateurs ont réalisé 93,57 % ou 99,59 % de leurs prises autorisées à la date dite, quand d'autres en sont loin, avec 31,15 % ou 17,18 %. Et le ministère français peut se prévaloir d'avoir notifié officiellement onze "suspensions de pêche spéciale" aux bateaux sur le point d'atteindre leur quota depuis le début de la campagne.

Le mardi 17 juin au soir, au moment même où se tient le briefing quotidien à bord du Germinal, le commissaire Borg réunit ses collègues commissaires pour leur expliquer sa décision. Il prépare le conseil des ministres de la pêche et de l'agriculture, prévu pour le mardi 24 juin et menacé de forte houle. Pas question pour lui de céder d'un pouce. Au contraire, il répond aux cris d'orfraie des Français et des Italiens par un communiqué cruel : ses observations sont "issues de sources multiples d'informations croisées sur la base de relevés quotidiens". Sa porte-parole est plus précise : "Nous utilisons les relevés satellitaires, les relevés des Etats membres, ceux de nos douze inspecteurs spécialisés et les estimations du comité scientifique de l'Iccat. Nous connaissons donc exactement la force de pêche de chacun des navires."

Résultat des investigations du commissaire européen : "Nous savons que huit senneurs français ont passé vingt et un jours à pêcher en mer depuis le début de la saison mais n'ont pas déclaré de prise (...). Nous savons aussi que huit senneurs italiens ont déjà dépassé leur quota de 100 % à 240 %." Sur cette base, M. Borg obtient l'aval des autres commissaires européens pour maintenir sa position : la pêche au bluefin tuna, le thon rouge, doit être suspendue lors du conseil du 24 juin.

Le lendemain matin, mercredi, la mer n'est plus calme. Le Zodiac ne peut pas sortir en inspection. Le Germinal repart quand même à la chasse, nanti d'une mission précise du Cross Etel. Le Syndicat des thoniers méditerranéens, qui a plus d'influence à Marseille et à La Ciotat qu'à Sète, a fait savoir la veille qu'il a demandé à ses membres de "braver l'interdiction et d'aller au clash, y compris en mer si les navires de contrôle tentent d'aborder les thoniers". La veille, lors du breefing, le commandant Philippe Ebélé, jovial pacha tout en rondeur, avait précisé qu'il fallait "y aller voir et contrôler tout ça". Il avait quand même rappelé, avec un sourire d'évidence, que "toute action de vive force était exclue".

Dans le désert bleu de cette zone marine trop au sud pour qu'on y croise les pétroliers et porte-conteneurs qui traversent la Méditerranée, la frégate ne voit au matin qu'un bateau. Le Smjeli, un vieux chalutier croate reconverti en remorqueur d'une cage probablement pleine. Contact, réponse, au revoir.

Un peu plus au sud, un autre chalutier au nom aussi illisible que son pavillon enroulé sur un hauban, refuse obstinément de répondre aux appels, qu'ils soient lancés en anglais, en arabe ou en italien. Les inspecteurs demandent aux officiers de quart d'entamer un large tour afin d'approcher du vieux rafiot. Il est italien. Pepe Basile, garde-côte italien, interroge le capitaine. Celui-ci explique ne pas savoir combien de thons contient sa cage, ce qui, au prix extravagant du kilo, paraît hautement improbable. Les inspecteurs insistent assez longtemps pour que le pêcheur se résolve à "appeler quelqu'un qui sait". Dans le crachouillis de la HF, s'engage alors une conversation en sicilien entre le capitaine et celui qui semble être son armateur.

Des explications, finalement données en italien, il ressort que le Peluda, puisque c'est son nom, a quitté Malte pour s'installer dans cette zone de pêche fructueuse et attendre les livraisons. Ce matin-là, il tracte une cage de 50 m de diamètre contenant 2 000 thons livrés les 8 et 12 juin par plusieurs navires : deux libyens, le Elsafa 4 et, probablement, le Christian ; et deux italiens, le Tirana et le Eros B. Depuis, le capitaine attend qu'on lui donne des ordres : un certain "M. Ivo", qu'il ne connaît pas personnellement mais semble basé en Sicile, doit lui dire bientôt où livrer les poissons - probablement en Croatie.

Pendant ces quelques jours de surveillance, on a essayé de joindre des pêcheurs pour entendre ce qu'ils disent des résultats de leur campagne et ce qu'ils pensent de la bataille livrée en leur nom et autour de leur métier. On les sait à Malte, mais impossible d'en joindre un seul. On aurait aimé avoir l'avis, par exemple, de Raphaël Scannapieco, un Sétois bourru issu d'une dynastie de pêcheurs napolitains, "parti au thon dans les années 2000" après avoir abandonné les chalutiers, la sardine et l'anchois, trop peu rentables.

Avec cinq bateaux, soixante-dix marins, dont une trentaine d'Ivoiriens qu'il embarque en Libye, cet entrepreneur vigoureux se disait, en début de saison, "exaspéré d'être toujours au banc des accusés" et "victime d'écolos qui ont trouvé là un bon moyen de faire de la publicité". Sortant ses livres de compte, il montrait qu'il lui faudrait pouvoir pêcher 200 tonnes de thon sur tel bateau pour payer son matériel, ses hommes et ses impôts alors qu'il ne disposait que d'un quota de 140 tonnes.

"Le saucisson, ça ne pousse pas sur les arbres", lançait Raphaël Scannapieco pour dire qu'il méritait les jolis bénéfices qu'il réalise depuis quelques années par son travail acharné et un talent de pêcheur universellement reconnu. Mais les thons n'y poussent pas plus. Et ils ont de plus en plus de mal à se reproduire dans cette Méditerranée où sont pêchés 70 % d'un stock désormais en danger.
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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Sam 21 Juin - 20:22

Nounouch tu ne fais pas la peau du vilain Rinkin? bloooondeuh
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Rinkin
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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Dim 22 Juin - 2:32

smok J' attends ! J' en ai plein d' autres en attente !
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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Dim 22 Juin - 13:22

Rinkin a écrit:
smok J' attends ! J' en ai plein d' autres en attente !
y a que les thons qui s intéressent à toi on le sait pas besoin de le préciser! mmdr


Dernière édition par Nounouch le Mer 25 Juin - 0:30, édité 1 fois
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MessageSujet: RE:Peche au thon rouge   Dim 22 Juin - 14:36

wwooww
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MessageSujet: Pêche: réunion des ministres européens au lendemain de nouvelles frictions entre Paris et Bruxelles   Mer 25 Juin - 0:31

AFP - Mardi 24 juin, 08h07

LUXEMBOURG (AFP) - Les relations déjà tendues entre Bruxelles et certains pays européens risquent de s'envenimer encore lors d'une réunion mardi de ministres de la Pêche, qui entendent en découdre à propos de la hausse du prix du gazole et l'interdiction controversée de la pêche au thon rouge.


Le ministre français de la Pêche Michel Barnier a réfuté lundi soir des affirmations de la Commission européenne selon lesquelles leur contentieux au sujet de la fermeture de la pêche au thon en Méditerranée serait réglé.

"Je confirme que je ne suis pas convaincu" par les explications et les données avancées jusqu'ici par les services du commissaire à la Pêche Joe Borg pour justifier cette interdiction décrétée mi-juin, quinze jours avant la fin de la saison, au nom de la protection de l'espèce, a-t-il déclaré.

"Je voudrais qu'elle prouve" que les quotas attribués au pêcheurs sont déjà en passe d'être atteints, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, en marge d'une réunion avec ses collègues européens à Luxembourg.

Un peu plus tôt à Bruxelles, la porte-parole du commissaire européen à la Pêche Joe Borg, Nathalie Charbonneau, avait assuré que M. Barnier avait rencontré en fin de semaine dernière le commissaire Borg et qu'ils avaient "réglé la polémique".

"M. Barnier a tout a fait reconnu que nous avions plusieurs sources d'information et que ça nous permettait d'avoir une cartographie très très précise et donc des données beaucoup plus fiables", avait dit la porte-parole.

M. Barnier a livré une version différente. "Si vous voulez savoir ce que je pense, il vaut mieux que vous m'interrogiez moi plutôt que quelqu'un d'autre", a-t-il dit.

"Je n'ai pas trouvé normal qu'on interprète ma position ce matin. Je pense que la porte-parole du commissaire doit se contenter de porter la parole du commissaire et pas des ministres. C'est pas comme ça que ça fonctionne dans mon esprit", a-t-il dit.

Les ministres européens de la Pêche veulent examiner mardi la décision de Bruxelles, critiquée par la France, mais aussi l'Italie, l'Espagne et la Grèce. M. Barnier a toutefois écarté l'idée d'organiser un vote pour annuler l'interdiction, qui nécessiterait une majorité qualifiée des 27 très difficile de toute façon à obtenir.

"Je ne suis pas dans l'état d'esprit d'entrer en conflit avec la Commission et de livrer une guérilla. Ce qui m'intérese c'est qu'elle explique de manière claire ce qu'elle décide et pourquoi elle le fait", a-t-il dit.

Les représentants italiens et français des pêcheurs qui ont rencontré dans la journée à Bruxelles les services de la Commission ont laissé, eux, éclater leur colère.

La Commission n'a "aucune donnée scientifique fiable" et n'a "que des suppositions", a réagi le président du syndicat des thoniers méditerranéens Mourad Kahoul, furieux à sa sortie de la Commission.

"On tue des familles sur des suppositions. Nous avons affaire à des bolcheviques, ici c'est pire que dans les années 40", a-t-il ajouté.

De son côté, la Fédération italienne des coopératives de pêcheurs a dit attendre encore des données chiffrées de la Commission. "Certains bateaux n'ont pas pêché" encore, a noté un porte-parole, Leonardo Pofferi.

"Nous demandons que la date de fermeture de la pêche prévue fin juin soit rétablie", a-t-il ajouté.

Cette fermeture concerne les thoniers senneurs, de grands chalutiers qui pratiquent de la pêche industrielle. Elle s'applique depuis le 16 juin pour la Grèce, la France, l'Italie, Chypre et Malte, et depuis ce lundi pour l'Espagne.
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MessageSujet: Pêche au thon: Paris et Rome isolés dans leur conflit avec Bruxelles   Mer 25 Juin - 0:32

Par Yacine LE FORESTIER AFP - Mardi 24 juin, 12h24

LUXEMBOURG (AFP) - La France s'est retrouvée plutôt isolée avec l'Italie mardi dans sa fronde contre la fermeture de la pêche au thon rouge décrétée en Méditerranée, très peu de pays européens étant prêts à défier ouvertement Bruxelles à ce sujet.


En revanche, la plupart des ministres européens de la Pêche, réunis à Luxembourg, sont d'accord pour demander à la Commission européenne qu'elle fasse davantage pour aider les pêcheurs à supporter la flambée des prix du carburant, à l'origine d'un mouvement de grogne depuis plusieurs semaines.

En arrivant à cette réunion, le ministre français Michel Barnier a reconnu que l'interdiction de la pêche industrielle au thon rouge proclamée mi-juin par Bruxelles, au nom de la sauvegarde de l'espèce, ne pouvait plus être remise en cause malgré la colère des thoniers français.

"Malheureusement, il n'y aura plus de pêche cette année puisqu'elle (la Commission) a pris cette décision", a-t-il dit aux journalistes.

Il a néanmoins fait état d'"une incompréhension sérieuse" face à cette décision "brutale".

Paris affirme que selon les données recueillies auprès de ses thoniers, les quotas français ne sont utilisés qu'à hauteur de 52%. Mais la Commission, surveillance satellitaire à l'appui, soupçonne certains pêcheurs de ne pas déclarer toutes leurs captures.

La France, soutenue par quelques pays méditerranéens, surtout l'Italie et dans une moindre mesure la Slovénie, entend donc demander des explications à Bruxelles ce mardi.

Mais le front du refus s'étiole. L'Espagne s'en est clairement démarquée mardi. "Il n'y a aucun problème pour fermer la pêche en Espagne" car les quotas nationaux sont atteints, a affirmé mardi à la presse la ministre espagnole de la Pêche, Elena Espinosa.

Madrid a, il est vrai, obtenu une semaine de plus de pêche que la France et l'Italie. "Nous avons agi avec une transparence absolue. Nous voulons que tous les pays agissent de la même manière", a ajouté Mme Espinosa, soulignant que "chacun devra défendre sa situation".

L'an dernier, l'Espagne s'était plainte vertement de dépassements de quotas de pêche au thon par les Italiens et les Français, les accusant de ne pas jouer le jeu.

Quant au Portugal, son ministre Jaime Silva a aussi pris ses distances en soulignant que la polémique sur la pêche au thon concernait "principalement la France".

Paris et Rome ne peuvent en outre guère compter dans leur croisade sur le soutien des pays du Nord de l'Europe, toujours très sourcilleux dès qu'il est question d'environnement et de protection des espèces.

La ministre néerlandaise Gerda Verburg a estimé que la décision de Bruxelles était "nécessaire".

"Nous avons la responsabilité commune de sauvegarder le thon rouge" et "de préserver l'avenir", a-t-elle dit.

La réunion de Luxembourg doit aussi être l'occasion d'examiner des mesures d'aide d'urgence que vient de présenter la Commission en vue d'atténuer l'impact du gazole cher pour les pêcheurs. Elle l'a fait sous pression des gouvernements européens, confrontés à des mouvements de protestation de la profession.

Bruxelles veut relever nettement le plafond toléré pour les aides économiques nationales au secteur et autoriser les Etats à verser des compensations financières à leurs pêcheurs lorsqu'ils sont contraints de rester à quai pendant de courtes périodes.

Tous les ministres parlent d'un "pas dans la bonne direction" mais ils demandent à la Commission d'aller plus loin, soit en augmentant les fonds européens pour la pêche, soit en permettant aux gouvernements d'utiliser plus facilement les enveloppes disponibles.
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MessageSujet: Les pêcheurs de langoustines vantent leurs efforts pour l'environnement   Mer 25 Juin - 0:34


Un matelot du chalutier "Gwenvidik" du Guilvinec ravaude un chalut le 13 décembre 2001 au large des côtes bretonnes, durant une marée à la langoustine .

Par Déborah CLAUDE AFP - Mardi 24 juin, 13h01


LORIENT (AFP) - En plein bras de fer sur les aides et les quotas entre Bruxelles et les thoniers senneurs de Méditerranée, les pêcheurs de langoustines vantent leurs méthodes de pêche "durable" et "responsable" qui leur permettent de préserver à la fois leurs ressources et leurs revenus.


"Non, la pêcherie de langoustine du golfe de Gascogne ne vide pas les mers!", peut-on lire en tête d'un communiqué récemment adressé à la presse par une agence de publicité pour le compte de ces pêcheurs, un fait rare dans un milieu qui communique difficilement sur ses techniques.

Depuis cinq ans déjà, les pêcheurs de langoustines de la façade atlantique et les scientifiques mènent une réflexion ayant abouti à des changements très concrets des pratiques, comme la mise en place de nouvelles grilles pour laisser échapper les juvéniles et une taille de capture passée de 7 cm, norme européenne, à 9 cm en France.

"Il s'agit d'une démarche originale car nous avons opté pour une expérience grandeur nature à bord des bateaux et pilotée par les professionnels", témoigne Thierry Guigue, scientifique responsable du programme depuis 2003.

A l'origine de la réflexion, une injonction de la Commission de modifier la taille du maillage pour préserver les stocks de merlus, capturés en même temps que les langoustines, risquait de coûter très cher aux pêcheurs.

Sous l'impulsion d'Ifremer, ceux-ci proposent alors à Bruxelles de trouver d'autres solutions. "Le grand point fort de cette aventure, c'est que nous n'avons pas subi un règlement, mais que nous avons proposé une alternative", explique avec fierté Thierry Evain, patron-pêcheur du Croisic (Loire-Atlantique) qui a fait partie des 60 bateaux tests.

Expérimentées par un quart des langoustiniers français, ces nouvelles pratiques ont été homologuées par Bruxelles dès 2006, comme les panneaux à mailles carrées pour préserver les merlus.

L'idée maîtresse était d'améliorer la "sélectivité", c'est à dire de laisser échapper les petits merlus, espèce menacée, ou le chinchard, ainsi que les langoustines les plus jeunes.

"Trier sur le fond, plutôt que sur le pont", car le taux de survie d'un poisson pêché au chalut puis remis à l'eau est très faible, résume M. Evain.

Selon M. Guigue, les pêcheurs capturent depuis environ 25% de merlus et entre 25% et 35% de langoustines juvéniles en moins.

Les quotas de langoustines (4.300 tonnes en 2008) augmentent depuis deux ans même si, tient à préciser M. Guigue, il faut rester "prudent" sur le rapport entre les quotas, "une notion sacralisée", et ces mesures de gestion.

Pour M. Evain, tous ces efforts ont permis "d'obtenir des résultats" et "de changer les comportements". Et les pêcheurs se sont "rendus comptes qu'en pêchant moins, on pouvait gagner autant".

"Les entreprises ne sont pas folles: elles ont envie de continuer à exister!", confirme Isabelle Letellier, de l'organisation interprofessionnelle Normapêche basée à Lorient, premier port de pêche pour la langoustine devant Concarneau (Finistère) et Le Croisic (Loire-Atlantique).

"La pêcherie est sur la ligne de départ pour l'écolabel", précise-t-elle, en faisant référence au projet de loi en cours destiné à certifier les espèces de poisson pêchées d'une façon "durable et responsable".
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MessageSujet: UE. La guerre à la pêche-pirate   Mer 25 Juin - 1:24

Les pays européens sont tombés d'accord pour renforcer la lutte contre la pêche illégale, avec de lourdes amendes à la clé, alors que la polémique bat son plein autour des thoniers de la Méditerranée soupçonnés par Bruxelles de ne pas déclarer toutes leurs captures.
Le plan d'action adopté à l'unanimité par les 27 ministres de la Pêche de l'UE réunis à Luxembourg "donne un exemple à suivre pour le reste du monde", a estimé le ministre slovène, Iztok Jarc, dont le pays président l'Union européenne.

Il prévoit de dresser des "listes noires", à la fois des navires fautifs, mais aussi des Etats qui délivrent à la légère des pavillons ou autorisations de pêche.

Un régime de certification

Autre innovation: il est prévu d'instituer un régime de certification pour les navires extra-européens.

L'importation dans l'UE de tous les produits de la pêche (y compris les produits surgelés ou transformés) sera subordonnée à la délivrance d'un document par les
Etats où sont enregistrés les bateaux, attestant que les captures ont été réalisées en toute légalité.

La Commission veut pour ce faire surveiller de plus près les débarquements de cargaisons dans les ports.

8 fois la valeur saisie

En cas d'infractions, Bruxelles prévoit des confiscations de navires et des amendes pouvant aller, en cas de récidive, jusqu'à huit fois la valeur marchande de la cargaison saisie. Actuellement il n'y a pas de règle européenne harmonisée en la matière. Il s'agit toutefois d'un plafond et les amendes pourront être inférieures. Seraient visés la pêche illégale à l'intérieur des eaux de l'UE, mais aussi les navires européens s'y adonnant partout dans le monde.

La cas du thon rouge

L'accord obtenu, prévu pour entrer en vigueur seulement en 2010, intervient alors que la Commission se plaint régulièrement de la pêche non déclarée en Europe, en particulier pour le thon rouge. Les quotas autorisés de thon ont ainsi été dépassés de quelque 4.400 tonnes dans l'UE en 2007. Et cette année, Bruxelles a fermé la pêche industrielle deux semaines avant la fin de la saison, car elle soupçonne les thoniers français et italiens de ne pas déclarer toutes leurs captures. A partir de 2010, ceux qui seraient pris en flagrant délit de pêche illégale seraient soumis au nouveau régime de sanctions renforcées.

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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Mer 25 Juin - 11:52

Nounouch a écrit:
Rinkin a écrit:
smok J' attends ! J' en ai plein d' autres en attente !
y a que les thons qui s intéressent à toi on le sait pas besoin de le préciser! mmdr
bravo
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MessageSujet: Re: Pêche au thon rouge ...   Ven 27 Juin - 9:17

Je n' ai pas eu que mon ex- femme dans ma vie ! pirouette
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MessageSujet: Thon rouge: le principal syndicat de pêcheurs juge la réunion "négative" au ministère   Mer 2 Juil - 18:50

AFP - il y a 1 heure 9 minutes

PARIS (AFP) - La réunion sur la pêche au thon rouge au ministère de la Pêche mercredi matin a été "négative", a déclaré un délégué du principal syndicat des thoniers-senneurs méditerranéens à la presse, ajoutant qu'il allait consulter sa base dans la soirée à Marseille.

Mourad Kahoul, président du Syndicat des Thoniers méditerranéens (STM), a assuré qu'il était sorti "le couffin vide" de cette entrevue.

Il a été reçu, en compagnie de représentants du syndicat SATOHAN (Sardine, Thon, Anchois), à la Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture du ministère (DPMA), à la suite de la fermeture anticipée de la pêche au thon rouge décidée par Bruxelles.

A l'issue de cette entrevue, M. Kahoul a déclaré " Qu'est ce qu'on donne aux pêcheurs ? Quelles indemnités on compte leur donner ? Rien".

"Je vais descendre sur le terrain ce soir. Je vais leur dire que le couffin est vide et qu'il n'y a pas de lait pour les petits ce soir".

"C'est négatif et décevant et chacun doit prendre ses responsabilités", a encore dit M. Kahoul.

Le directeur général Bertrand Wendling du syndicat SATOHAN a indiqué pour sa part qu'il allait "se concerter avec le STM et consulter la base".

Le ministère de la Pêche n'a pas immédiatement réagi aux déclarations des syndicats de pêcheurs de thon.

Il avait indiqué mardi que la réunion de mercredi permettrait "de faire le point sur l'avancée des discussions avec la Commission européenne sur le sujet de la fermeture anticipée de la pêcherie de thon rouge, d'étudier le bilan des captures réalisées par les navires ainsi que les suites à donner à l'interruption anticipée de la pêche autorisée".

Après avoir dans un premier temps critiqué la fin anticipée de la saison de la pêche au thon rouge comme une "décision unilatérale" de la Commission européenne, le ministre de la Pêche Michel Barnier a adopté une attitude d'apaisement, un bras de fer avec Bruxelles étant manifestement jugé mal venu au début de la présidence française de l'UE.
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MessageSujet: Pas de moratoire sur le thon rouge, mais "une gestion plus stricte"   Mar 4 Nov - 14:30

Par LEXPRESS.fr, publié le 28/10/2008 09:59

[URL=http://imageshack.us][/
Reuters
Un pêcheur de thon rouge remontant sa prise



Les ministres de l'Union européenne préparent une série de mesures de protection du thon rouge, mais sans aller jusqu'à défendre un moratoire international. Insuffisant, estiment les organisations écologistes.

Les ministres européens de la pêche ont prôné lundi 27 octobre la protection du thon rouge en limitant les prises autorisées et en renforçant les contrôles contre la pêche illégale, mais sans aller jusqu'à défendre un moratoire international qu'ils jugent inapplicable.

Les ministres, réunis à Luxembourg, ont chargé la Commission européenne de défendre une série de mesures de protection de cette espèce, particulièrement menacée en Méditerranée, lors de la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), qui réunira tous les pays impliqués par cette pêche du 17 au 24 novembre à Marrakech (Maroc).

"Les ministres veulent aller vers une gestion beaucoup plus rigoureuse pour gérer cette espèce fragile", a déclaré le ministre français Michel Barnier, dont le pays préside l'UE, à l'issue de la réunion. Les pays de l'UE sont prêts selon lui à réduire les quotas - qui seront alloués par la CICTA au niveau régional, à charge ensuite pour l'UE de les décliner au niveau national- et à réduire la durée de la saison de pêche. Ils sont d'accord aussi pour renforcer les contrôles à "tous les bouts de la chaîne", depuis la pêche elle-même jusqu'à la commercialisation en passant par les cages d'engraissement, a expliqué Barnier.

Toutefois, il a souligné que les pays de l'UE concernés par cette pêche -France, Espagne, Italie, Grèce, Malte, Chypre- insisteraient pour que les contrôles renforcés auxquels les pêcheurs européens sont prêts à s'astreindre valent pour "tous les pêcheurs", y compris pour ceux venus de Turquie, de Libye ou de Tunisie. "C'est un point sur lequel nous devons être extrêmement vigilants et et même intransigeants", a souligné Barnier.

Jusqu'ici, le renforcement de la surveillance de cette pêche n'a pas suffi à dissuader la pêche illégale, encouragée par la flambée des prix du thon rouge ces dernières années. Les distributeurs japonais, très friands de cette espèce pour leurs sushis et sashimis, transportent les poissons directement par avion.

Les ministres ont néanmoins préféré prôner ces "mesures de gestion rigoureuse" plutôt qu'un moratoire sur la pêche au thon rouge en méditerranée, que demandaient des organisations écologistes comme Greenpeace et l'organisation pour la défense des océans Oceana. "La voix privilégiée (par l'UE) n'est pas celle d'un moratoire" sur cette pêche, a ainsi reconnu Barnier.

Oceana avait pourtant plaidé dans un communiqué lundi pour que l'UE plaide à Marrakech "pour la fermeture de la pêche au thon rouge tant qu'un plan efficace" de protection de l'espèce ne serait pas mis en place.

"Les ministres français, italien et espagnol ont montré qu'ils étaient incapables de garder sous contrôle la pêche illégale. Seule une suspension de la pêche en Europe peut sauver le thon rouge", avait estimé pour sa part Greenpeace.

Mais l'UE estime en effet un tel moratoire irréaliste, car "il est hautement improbable qu'une telle décision puisse être agréée et appliquée" par tous les pays membres de la CICTA, a expliqué une source proche des discussions. En juin, la Commission européenne avait dû fermer prématurément la pêche au thon rouge en Méditerranée au nom de la protection de l'espèce, provoquant des protestations des pays concernés et la colère d'une profession alors fragilisée par la hausse du gazole.
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MessageSujet: L’avenir du thon rouge en question   Jeu 20 Nov - 10:56

Réunie depuis lundi, à Marrakech, la Commission internationale pour la conservation des thonidés (Iccat) étudie les mesures à prendre pour sauvegarder le thon rouge de méditerranée. Pendant ce temps écologistes et pêcheurs font valoir leurs arguments.

Moratoire, réduction des prélèvements, surveillance accrue des thoniers... ? Nul ne sait encore à quelle sauce seront mangés (ou pas !) les thons rouges. Gravement menacée par la surpêche (60000 t capturées en 2007 pour un quota autorisé de 29500 t), l’espèce pourrait disparaitre de méditerranée comme cela s'est déjà produit dans l'ouest de l'Atlantique.

L’Iccat, organisation intergouvernementale qui fixe chaque année le quota de thons rouges pouvant être prélevés, réfléchit à une possible suspension de la pêche en méditerranée. Une solution qui a été proposée mi-octobre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et qui a reçu le soutien de l’Espagne et du Japon respectivement premiers exportateur et importateur de thons.

Depuis lundi, les écologistes multiplient les actions pour dénoncer la position française en faveur d’une restriction forte des quotas et d’une réduction de la période de pêche plutôt que d’un moratoire qui signifierait selon le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier un « échec de la gestion collective du thon rouge ».Ce dernier envisage néanmoins « pour la première fois » la possibilité de subventionner des mises à la casse volontaire de thoniers en méditerranée.

Du côté des pêcheurs, l'Association européenne des thoniers méditerranéens (Aetm), présente à Marrakech, entend prouver que le thon n’est pas menacé par la pêche contrôlée mais bien plus par les prélèvements illégaux des pêcheurs des pays du Maghreb, de la Libye, de la Turquie ou encore de la Croatie. L’Aetm demande un maintien du quota atour de 25 000 tonnes par an assorti d’une surveillance accrue des flottes.

La décision de l’Iccat devrait être connue le 24 novembre prochain.


J.I.
Sciences et Avenir.com
19/11/
2008
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