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 Le pillage archéologique fait des ravages en France

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Nounouch
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MessageSujet: Le pillage archéologique fait des ravages en France   Mer 4 Juin - 21:12


Certains prospecteurs amateurs ignorent que l'utilisation de détecteurs à métaux est interdite. Crédits photo : Mario FOURMY/REA
Il n'y a pas qu'au Moyen-Orient ou en Amérique latine que les sites archéologiques sont pillés. Dans notre pays, les malfaiteurs utilisent des appareils de plus en plus sophistiqués.

Les tribunaux s'intéressent de plus en plus souvent aux prospecteurs sauvages, pilleurs de notre patrimoine archéologique. De fait, lorsqu'elles sont exhumées clandestinement, les pièces archéologiques perdent toute valeur scientifique. Impossible après coup de dater l'objet, faute de connaître son site de provenance et de replacer le tout dans son contexte.

«La prise d'un objet avec un détecteur de métaux est un acte de délinquance, puisque c'est interdit, martèle Patrick Chopelain, archéologue à l'Institut de recherches archéologiques préventives (Inrap) à Dijon, cela mérite de sévères punitions.» D'une manière générale, toute fouille nécessite une autorisation spéciale accordée par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) depuis la promulgation de la loi de 1989. Une loi reprise en 2004 par l'article L. 542-1 du Code du patrimoine qui interdit l'usage d'appareils de détection de métaux pour les personnes non munies d'autorisation de fouille. L'usage de ces instruments, familièrement appelés «poêle à frire», reste autorisé pour les plombiers à la recherche de canalisations, pour l'armée en quête de mines et pour les bûcherons qui veulent éviter que les éclats d'obus incrustés dans les arbres ne leur sautent aux yeux au moment de scier. Depuis la promulgation de la loi, environ 1 500 plaintes ont été déposées mais seulement 40 ont abouti à une condamnation. Ce qui est peu, même si un pilleur vient d'écoper de dix mois de prison ferme pour le pillage d'un site en cours de fouille, explique-t-on à l'Happah, une association d'archéologues amateurs et professionnels, qui remettra un rapport au ministère de la Culture prochainement.

Parmi les exemples les plus frappants de pillage : «Un Mars de bronze découvert près de Tournus (Saône-et-Loire) par un prospecteur non autorisé a été acheté 150 000 euros en 2004 par le Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye et nous n'avons rien pu faire parce que nous ne sommes pas encore agréés par la Direction du patrimoine», confie Grégory Compagnon, président de l'Happah. De son côté, Patrick Périn, conservateur du musée en question déclare avoir constitué un dossier administratif avant d'acheter l'objet qui devait partir à l'étranger.

En cas de découverte fortuite, la réglementation veut que l'objet appartienne pour moitié au propriétaire du terrain et pour l'autre moitié à celui qui a fait la découverte (inventeur). S'il s'agit de fouilles préventives, l'État possède la moitié et l'inventeur le reste. Dans ce dernier cas, une autorisation du propriétaire du terrain est nécessaire pour fouiller.

Trafic international

Il arrive cependant que des prospecteurs et même certains archéologues amateurs, voire des gendarmes, ignorent que les appareils de détection sont interdits. Aujourd'hui, sous couvert de loisirs et de nature, une trentaine de magasins vendent des appareils de plus en plus sophistiqués capables de détecter des métaux jusqu'à 80 cm sous terre (monnaies, fibules, boucles de ceinture en bronze…). Sans oublier les accessoires : tenues de camouflage, piochons, lunettes de vision nocturne et bottes en caoutchouc. Le marché a quadruplé en moins de dix ans. Une soixantaine de vendeurs ont même ouvert des sites sur Internet.

Actuellement, l'Happah estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de pilleurs en France. «Certains sont très bien organisés, indique Yves Pautrat, conservateur à la Drac de Bourgogne. Des sites Internet sont liés à des revues en kiosque, elles-mêmes liées à des boutiques. » Pour le constater, il n'y a qu'à aller sur eBay ou sur des forums où les internautes commentent leurs découvertes sans se cacher.

Les plus malfaisants font des repérages et participent à un trafic international en lien avec des antiquaires ou des boutiques spécialisées dans la vente de monnaies anciennes. «Une prise de conscience serait nécessaire pour les politiques d'acquisition», relève Matthieu Rué, responsable de l'antenne Bourgogne de l'Happah. Le ministère de la Culture vient de donner des instructions précises pour renforcer les contrôles. D'autres mesures allant dans ce sens seront annoncées le 1er juillet prochain. À noter enfin que l'EAC, une association européenne d'archéologie, se mobilise pour mettre à mal les réseaux internationaux qui écoulent des objets recueillis en fraude.

Source : Le Figaro
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