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 Santé Equine : Les Coliques...

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Nounouch
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MessageSujet: Santé Equine : Les Coliques...   Dim 27 Avr - 14:49

Dans le langage courant, on appelle "coliques" l'ensemble des signes cliniques d'une douleur abdominale, douleur qui peut se traduire par :

* perte d'appétit
* inconfort, dépression, cheval qui se mord les flancs
* suddation au niveau de l'encolure
* constipation, ballonements
* augmentation de la fréquence cardiaque

En général, le propriétaire confronté à ces signes se demande :

* si c'est bien une colique ?
* s'il faut appeler le vétérinaire tout de suite ?
* ce qu'il faut faire en attendant le véto ?
* comment éviter que ça ne recommance ?

Les causes des coliques

Tout d'abord, il faut distinguer les fausses coliques des vraies. Parfois, des signes quasiment identique peuvent être dus à une toute autre maladie.
Les "fausses" coliques, les coliques non digestives

Elles ne trouvent pas leur origine dans le système digestif du cheval, mais ailleurs. Elles sont rares, peuvent être facilement confondues avec les "vraies" coliques.
La paralysie hyperkaliemique des Quarter Horses

Cette maladie ne touche que les Quarter-Horses de la ligné . Les signes sont identiques à ceux d'une colique digestive. La seule différence visible à l'observation est une membranne blanche qui recouvre une partie normalement colorée de l'oeil. Une simple analyse de sang confirmera par la présence du gêne porteur et un taux anormalement élevé de potassium.
L'automutilation

Il s'agit d'un problème comportemental. Le cheval se mord les flancs, parfois violemment. Les crises sont souvent induites par la proximité d'un autre cheval, mais elles sont de courte durée et l'appétit n'est pas modifié.

Il existe d'autres cas de "fausse" colique, mais qui restent très rares.
Les "vraies" coliques, les coliques digestives

Malgré tout, la plupart du temps, des signes de coliques sont causés par une douleur intestinale qui peut avoir plusieurs origines.

Les spasmes

La cause principale d'une colique reste souvent inconnu. Ces coliques sont dites "spasmodiques" car elle sont causées par des spasmes qui empêchent le cheminement normal du chyme et des selles.

En général, ces coliques répondent bien au traitement, et certaines peuvent guérir toutes seules.

L'impaction intestinale

Il s'agit en fait d'une constipation, c'est-à-dire d'une accumulation de selles dans l'intestin qui durcit au point que le cheval n'arrive plus à éliminer. Le bouchon se situe généralement au niveau du gros intestin. Ces coliques sont favorisées par la deshydratation (diminution de la prise d'eau ou suddation importante) ou par des problèmes dentaires. La cause primaire du bouchon est rarement identifiée. Les signes cliniques sont souvent modérés dans les premières heures, mais peuvent rapidement s'aggraver

Les distensions gazeuses de l'intestin

Ces coliques apparaissent soudainement et sont extrêmement douloureuses. Elle saffectent également le coeur et les vaisseaux sanguins et peuvent causer un état de choc qui sera souvent fatal au cheval.

Ces coliques peuvent être secondaires à une torsion intestinales et seront alors fatales si elles ne sont pas traitées immédiatement. Si elles sont primaires, elles seront le plus souvent soignées sans laisser de séquelles.

Les chevaux qui souffrent du tic aérophagique sont souvent sujets à ce genre de colique à cause de ce tic.

Les torsions

Ces coliques sont relativement rares, mais demandent une opération rapide du cheval. La torsion d'une potion de l'intestin empêche le mouvement des aliments et l'irrigation sanguine du segment en question, qui va se nécroser peu à peu. Pour que l'animal puisse survivre, il faut détecter très tôt ce type de colique.

Cela dit, toutes les coliques peuvent amener le cheval en clinique ou sur la table d'opération. Chaque propriétaire doit être conscient des moyens qui doivent pouvoir être mis en oeuvre pour sauver l'animal.

L'examen du cheval

Dès son arrivée, le vétérinaire va examiner soigneusement le cheval pour déterminer l'origine et la gravité de la colique.

L'anamnèse (Historique)

Le vétérinaire va généralement s'intéresser aux points suivants :

* l'histoire du cheval et les autres problèmes qui ont eu lieu dans la même écurie.
* les condition d'hébergement du cheval
* son alimentation
* le programme préventif : vaccins, vermifuges, dentiste
* les circonstances de l'apparition des symptômes et l'évolution des signes

L'examen général

Le vétérinaire va procéder à un examen des fonctions vitales du cheval.

Une fréquence cardiaque anormalement élevée (>60 battements / minute) indiquera un problème sérieux. Le vétérinaire vérifiera également si l'animal est en état de choc.

Il cherchera également la cause de la colique : distention gazeuse, impaction, déplacement des structures digestives...

L'auscultation de l'abdomen lui permettra de savoir si le transit du cheval est ralenti ou arrêté. La présence de bruits digestifs permettra de diagnostiquer une colique moins grave qu'en cas d'absence totale de bruits.

Si la colique est très violente, le vétérinaire pourra administrer des analgésiques ou des sédatifs pour pratiquer son examen.

L'intubation naso-gastrique

Les chevaux sont physiologiquement incapable de vomir. En cas d'accumulation de liquides dans l'estomac, il y a un risque de rupture de celui-ci, fatal à l'animal.

L'intubation permet d'identifier la présente de liquide dans l'estomac, ce qui peut renseigner sur les causes de la colique (impaction). Cela permet également de vidanger le contenu de l'estomac et d'éviter ainsi une complication souvent fatale.

Après la vidange, on constate une amélioration temporaire de l'état du cheval.

Lorsque l'estomac est vide, le vétérinaire peut alors adminisrer une huile minérale qui ramollira les selles et pourra faciliter leur élimination.

La palpation transrectale

Elle permet également de rechercher la cause de la colique : impaction, hernie, distension gazeuse...

C'est une procédure qui n'est pas sans risque, pour l'animal et pour le vétérinaire. Pour le cheval, il faut savoir que la paroi du rectum est très mince et qu'il y a toujours un risque de perforation. Pour le vétérinaire, le risque d'accident parait évident et l'administration d'un tranquilisant sera souvent nécessaire

La paracentèse abdominale

Il s'agit de l'examen du liquide dans lequel baigne les intestins. Cela peut donner des renseignements sur la gravité de la colique (perforation de l'estomac). Elle se fait par l'introduction d'une sonde et d'une aiguille dans la paroi. La procédure risquant d'endomager la paroi intestinale, elle n'est pas systématique.

D'autres examens sont possible, mais leur utilisation rete relativement rarissime.

La fréquence des coliques


Les coliques sont une des causes principales de consultation vétérinaire. Pour les propriétaires, c'est la deuxième cause de consultation après les boiteries, pour les vétérinaires, elle est au premier rang des consultations.

Les prédispositions

Elles sont nombreuses, mais on peut les regrouper en quatre thèmes principaux. Cela dit, la plupart du temps, la cause primaire n'est pas identifiée et il faut en outre tenir compte de la sensibilité particulière de chaque cheval à chaque élément prédisposant.

Les causes alimentaires

Chaque cheval peut être plus ou moins sensible à des changements dans son alimentations : heure de distribution des repas, changements dans les quantités et la qualité de l'alimentation, distribution en groupe, etc...

Le stress

Des conditions stressantes vont diminuer la motilité du système digestif, diminuer la prise d'eau, favoriser l'apparition d'ulcères gastriques, etc...

Les causes de stress varient en fonction de l'individu : changement d'écurie, transport prolongé, nouveau voisin, changement climatique...

Les causes médicales

Les coliques peuvent être secondaires à d'autres problèmes médicales. Les plus courants sont :

* les problèmes dentaires qui entraînent un mauvaise mastication ou une irritation de la joue ou de la langue
* les problèmes parasitaires parmi lesquels les grands strongles qui peuvent boucher les artières qui amènent le sang dans les intestins et donc diminuer la motilité et créer des nécroses.

Le sable

Une accumulation de sable dans le système digestif peut créer une impaction. Cela se produit principalement lorsque la repousse d'herbe est faible et que les animaux sont nourris par terre sur un sol sablonneux.
Les médicaments

Certains médicaments peuvent créer des ulcères gastriques ou intestinaux ou altérer la motilité des intestins et ainsi causer des coliques.

Quand appeler le véto ?

TOUT DE SUITE !

En effet, les coliques peuvent évoluer très rapidement. Je conseille donc de prendre contact avec le véto tout de suite. Ses connaissances en médecine vétérinaire et sa connaissance du cas de votre cheval lui permettra de juger lui-même de l'urgence d'une intervention.

Dans un tel cas, il vaut mieux l'appeler trop tôt que trop tard.

Si vous en êtes capable, vous pouvez prendre la fréquence cardiaque de votre cheval qui pourra fournir, lors du premier appel, un premier indice sur la gravité du cas à votre vétérinaire, la normale se situant entre 28 et 44 battements par minute.

Que faire en attendant le véto ?

NE PAS NOURRIR ET NE PAS ABREUVER LE CHEVAL

C'est la première des choses à faire. Ensuite, diverses possibilités sont offertes suivant les causes de la coliques.

Recuillir les informations utiles

* Etat et quantité des selles
* Heure du dernier repas
* Heure d'apparition des symptômes
* Heure des selles et des gaz
* Changements de la fréquence cardiaque
* Changements dans la routine du cheval dans les jours qui précèdent

Empêcher le cheval de se rouler

Si le cheval se roule, il risque de créer une torsion de ses intestins qui aggravera toujours la colique.

Cela dit, les avis ne sont pas tous unanimes quant à savoir s'il faut faire marcher ou non le cheval. Je pense qu'on peut le faire marcher LENTEMENT s'il le veut bien.

Le jeûne

Il est indispensable dans la mesure où, en cas d'impaction, il faudra de toute façon vidanger l'estomac. De plus, nourrir ou abreuver le cheval dans ces conditions peut augmenter le risque de rupture de la poche stomacale.

C'est le vétérinaire qui décidera, après examen, si l'animal peut s'abreuver. L'eau sera interdite s'il y a beaucoup de liquide dans l'estomac.

L'administration d'huile minérale

Elle sera faite par le vétérinaire après la vidange de l'estomac par sonde naso-gastrique. Elle permet de ramollir les selles qui pourront alors être évacuées naturellement. Une administration orale est déconseillée parce qu'en cas de fause route, le cheval risque une sévère pneumonie.

L'administration d'analgésiques

Elle permettra de contrôler la douleur en cas de colique violente. Cependant, elle devra toujours être faite par le vétérinaire dans la mesure ou elle peut cacher une éventuelle aggravation.

L'administration de fluides en intra-veineuse

Elle sera utile pour réhydrater le cheval en cas de deshydratation importante ou d'état de choc. Elle peut aller jusqu'à 80 litres par jour.

La prévention des coliques

La stabilité de la routine


La première des choses à savoir est que le cheval est un animal d'habitudes. Il faut donc, pour le préserver du tress, lui éviter les changements brusques, que ce soit dans l'alimentation ou dans son mode de vie.

Les changements alimentaires doivent se faire progressivement sur 10 à 15 jours au moins. Seul l'arrêt complet des grains pourra être fait du jour au lendemain.

Une bonne alimentation, bien distribuée


Le cheval doit pouvoir prendre ses repas dans le calme et ne doit pas être obligé de manger plus vite que les autres sous prétexte que sinon, il va se faire voler la fin de son repas par un dominant. En pâture, chaquen cheval doit avoir SA mangeoire suffisamment distante de celle des autres pour pouvoir manger tranquille.

Si le sol est sablonneux, le cheval devra manger dans une mangeoire (posée par terre) et non directement par terre.

Par ailleurs, il faudra faire attention à ce que l'alimentation ne soit pas trop riche en grain et contiennent également beaucoup de fourrage, indispensable au bon fonctionnement du système digestif.

Un exercice régulier


On ne sait pas trop pourquoi pour l'instant, mais il semble qu'un exercice régulier soit garant d'une bonne digestion.

L'hydratation du cheval

La consommation d'eau varie en fonction de l'individu, de la température ambiante, de l'exercice et de l'alimentation. En moyenne, à titre de comparaison, un cheval de 450 kg dans une écurie à 23°C consommera environ 23 litres d'eau. Cette consommation diminue en hiver et pourra augmenter de manière importante en cas de forte chaleur et/ou d'exercice soutenu.


Le programme de médecine préventive


Il comprend une évaluation annuelle des tables dentaires, garante d'une bonne mastication.

Le programme de vermifugation devra être adapté à l'âge et aux conditions d'hébergement du cheval. Votre vétérinaire pourra vous conseiller quant au choix du vermifuge adapté à votre cheval.

Les principales complications

Le plus souvent, une colique bien soigné n'entraîne aucune complication à long terme. Cependant, il y a parfois des risques :

* fourbure
* thromboses jugulaires : la coagulation du sang va obstruer la veine jugulaire, ce qui ne présente pas de risques majeur à long terme
* adhérences intestinales : les parois de l'intestin de se collent (surtout après une chirurgie) et peut créer une colique par abstruction intestinale.

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MessageSujet: Etudes ...   Dim 27 Avr - 14:50

Les principaux types de coliques rapportés étaient des coliques spasmodiques (34.8 %), ou par obstruction (19.6 %). Les autres animaux, utilisés à titre de comparaison, avaient été présentés pour des lacérations cutanées essentiellement (45.2 %) ou des boiteries (21.3 %). 15.3 % des chevaux présentés pour coliques sont morts.



CARACTERISTIQUES DISCRIMINANTES :



o L’âge des chevaux à coliques (m = 10 ans) est significativement supérieur à celui des animaux présentés pour d’autres raisons (7 ans). La race arabe est nettement sur-représentée. En revanche, on ne note pas de prédisposition de sexe.

o Le type d’utilisation des animaux (élevage, compétition…) n’a pas d’influence, mais les coliques sont d’autant moins fréquentes quand la superficie de l’exploitation est élevée. Le risque est également plus élevé quand le nombre de chevaux à l’hectare est important.

o Un récent changement de conditions d’élevage (mise au box par exemple) est corrélé à un plus fort risque de colique. Les chevaux passant plus de 50 % de leur temps au box sont également plus exposés.

o La source d’abreuvement importe également : l’accès à un seau d’eau augmente le risque alors que l’accès à un abreuvoir le diminue.

o Les chevaux à coliques semblent avoir eu moins d’activité physique dans la semaine qui a précédé que les animaux sans coliques. En revanche, une modification de l’intensité de l’activité physique dans les deux semaines qui précèdent semble être un facteur favorisant. Des commémoratifs de transport récent ne constituent pas un facteur de risque.

o Des commémoratifs antérieurs de coliques ou de chirurgie pour colique augmentent significativement le risque. De même, les chevaux ne recevant pas un programme de vermifugation régulier sont à risque. Cependant, l’administration d’un vermifuge dans les sept jours précédant la crise est un facteur de risque.

o Des modifications climatiques majeures dans les trois jours précédant l’épisode de colique sont un facteur de risque.

o Un changement récent dans l’alimentation et surtout de la nature du foin (dans les deux semaines précédentes) constitue un très important facteur de risque. Les chevaux au pré, ne recevant pas d’autre chose, ont significativement moins de risque de développer des coliques.

Le foin en première ligne :

Le facteur de risque le plus important est une modification du régime alimentaire dans les deux semaines précédentes. Plus encore, c’est le changement de foin qui joue un rôle majeur. Cette étude est d’origine américaine, et les types de foins utilisés outre-Atlantique ne sont pas tous comparables aux nôtres. Cependant, il est très important de noter que le changement d’origine du foin, même s’il est de même nature, est un facteur de risque important. Il en va de même du foin venant d’une même parcelle, mais d’une coupe différente.


Pourquoi ? Il est possible que les modifications de foin induisent des variations du pH du contenu intestinal, qu’elles influencent la production d’acides gras volatils, qu’elles perturbent l’équilibre microbien, tous facteurs pouvant modifier la motilité intestinale et mener aux coliques.

Alimentation et météo :

Cette étude apporte de l’eau au moulin des défenseurs des aliments industriels : la consommation de granulés n’est pas associée à un plus fort risque de colique. Par ailleurs, les aliments extrudés semblent encore plus sûrs. Ceci s’explique probablement par le fait qu’ils sont ingérés plus lentement.


Que faut-il penser du changement de temps ? Dans cette publication, il est associé à une augmentation du risque de coliques, mais la plupart des études antérieurement publiées démentent cette assertion. Des enquêtes plus approfondies seraient nécessaires mais, empiriquement, nous savons que certaines conditions climatiques (vent d’autan par exemple dans notre pays) semblent augmenter les risques.

Vermifugation :

Comme on pouvait s’y attendre, l’adoption d’un programme de vermifugation cohérent réduit les risques de développer des coliques. Elément troublant, c’est la première fois qu’on associe dans une population de chevaux adultes la survenue d’une crise de coliques à des commémoratifs de vermifugation récente (7 jours avant). Ce phénomène est décrit chez le foal très infesté par des ascaris : la vermifugation induit une destruction massive de parasites qui peuvent obstruer l’intestin (c’est la raison pour laquelle on conseille paradoxalement dans cette indication des vermifuges peu efficaces de manière à ne pas tuer trop de vers en même temps). En revanche, chez l’adulte, la publication de Cohen et coll est une première.

Toutefois, ne pas vermifuger est un facteur de risque autrement plus important.

L’étude corrobore des observations antérieures quant à la plus forte sensibilité aux coliques de la race arabe. On ne sait toujours pas si cette prédisposition est d’origine génétique, si elle est due à des conditions d’élevage différentes ou tout simplement à une meilleure attention des éleveurs et propriétaires d’arabes.

Activité :

-Les chevaux n’ayant pas d’activité, dans cette étude, ont significativement moins de risques de développer des coliques. Cette observation n’est pas faite dans d’autres publications.


Que faut-il retenir ? :



Pas de conclusions hâtives, admettent les auteurs : ces observations ont leurs limites. Par exemple, on n’a pas cherché à associer certains facteurs de risque au type de la colique. Il est possible que les coliques par obstruction soient favorisées par des facteurs différents que ceux qui induisent des coliques spasmodiques. L’étude peut être également biaisée : certains propriétaires de chevaux à coliques ont peut-être plus tendance que les autres à se souvenir des événements récents qui ont précédé la crise, celle-ci étant pour eux une préoccupation majeure (financière et affective) alors qu’ils sont peut-être moins concernés par d’autres motifs de consultation.

Mais, malgré tous ces biais possibles, un élément majeur se distingue : un cheval qui a changé de foin dans les deux semaines précédentes à 9.8 fois plus de " chances " qu’un autre de développer une crise de coliques. Il est donc utile de bien observer vos chevaux quand vous changez de foin. Ceci souligne tout l’intérêt également de stocker suffisamment pour l’année, et de ne pas trop changer de fournisseur.

En revanche, l’alimentation industrielle sort totalement blanchie de cette enquête : les granulés ne donnent pas de coliques !
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