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 [Espèce menacée] Une grenouille menacée par la banlieue

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MessageSujet: [Espèce menacée] Une grenouille menacée par la banlieue   Lun 12 Mai - 7:23

La rainette faux-grillon de l'Ouest, une grenouille de la taille d'une pièce de 25 cents, est sur le point de devenir une espèce menacée de disparition. Mais son habitat sur la Rive-Sud va continuer de disparaître sous les nouvelles maisons et les centres commerciaux, selon les experts.
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a recommandé d'ajouter cette petite grenouille à la liste des espèces menacées. L'avis du COSEPAC doit ensuite être confirmé par le ministre fédéral de l'Environnement, mais c'est généralement le cas.

Sur le terrain, la décision survient alors que l'habitat de la rainette faux-grillon continue de disparaître, affirme Alain Branchaud, biologiste d'Environnement Canada et membre du COSEPAC.

«Le déclin continue cette année, dit M. Branchaud. Dans plusieurs localités, il y a des empiétements de construction résidentielle sur l'habitat de la rainette, à Boucherville et à La Prairie, notamment.»

David Green, de l'Université McGill, copréside le sous-comité des reptiles et amphibiens du COSEPAC, qui a étudié la situation de la rainette.

«C'est une très petite grenouille qui, il y a 50 ans, a été décrite comme la plus répandue dans le sud du Québec, dit-il. Mais son habitat disparaît très vite. Elle se reproduit dans des petits étangs qui s'assèchent la plupart du temps avant la fin de l'été. Ces étangs ne ressemblent pas à des mares et ils n'ont pas l'air importants. Alors ils sont drainés.»

Selon M. Green, le sort de la rainette reflète celui des amphibiens à l'échelle de la planète: plus de 30% des espèces de grenouilles sont menacées de disparition. «Partout, on cite la perte d'habitat, dit M. Green. C'est un facteur clé et c'est en accélération.»

Dans son avis, le COSEPAC fait état de «pertes continues de l'habitat et de sites de reproduction, attribuables à l'expansion suburbaine et à la modification des pratiques agricoles».

Le comité souligne qu'un «déclin de 37% a été documenté chez les populations au Québec au cours d'une période de 10 ans (1996-2006), déclin qui se poursuivra vraisemblablement».

Les deux experts expliquent que la rainette a besoin de ses petits étangs mais aussi de liens entre eux pour survivre. «D'une année à l'autre, il y a des populations qui s'en tirent mieux que d'autres, alors elles ont besoin d'avoir des contacts entre elles pour la reproduction, dit M. Branchaud. Protéger seulement quelques étangs, scientifiquement, ce n'est pas l'idéal et on augmente le risque de la voir disparaître.»

Si le ministre de l'Environnement donne suite à l'avis du COSEPAC, il sera interdit de tuer une rainette et ses habitats essentiels devront être identifiés. Mais ces mesures de protection ne s'appliquent que sur des terres fédérales, alors que la rainette se trouve pour l'essentiel en terre privée, à la limite de la banlieue sud de Montréal.

Ce sont les autorités provinciales qui ont la responsabilité de protéger les espèces animales, mais la loi du Québec ne protège pas non plus les habitats en terrain privé.

Alors qu'est-ce qui va changer pour la rainette? Les militants et biologistes qui ont pris sa défense peuvent s'attendre à obtenir un peu plus d'argent du fédéral.

Source : Charles Côté La Presse
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MessageSujet: Un peu plus sur elle ....   Lun 12 Mai - 7:29

La rainette faux-grillon de l'ouest,une espèce vulnérable du sud du Québec


La rainette faux-grillon de l'ouest (Pseudacris triseriata) est la plus petite grenouille du Québec. Cette minuscule reine de beauté, qui figure sur l'étiquette de l'Escousse (édition 2003), est si petite qu'elle pourrait aisément se tenir en équilibre sur le bouchon de cette bière de dégustation. Outre sa taille restreinte, variant de 2,1 à 3,7 cm, plusieurs éléments la distinguent des autres espèces de grenouilles. Son dos d'une couleur pouvant aller du gris brun au vert olive est parcouru de trois larges lignes longitudinales. Une bande latérale foncée traverse son il lui conférant une allure espiègle. Enfin, cette espèce est réputée être une mauvaise grimpeuse car elle ne dispose pas, sur ses longs doigts, de disques adhérents aussi développés que ceux des autres rainettes.

En dépit de son nom, la rainette faux-grillon de l'ouest se retrouve plutôt dans la partie est du Canada et des États-Unis. Comme elle n'a pu traverser les grandes rivières et les montagnes pour se disperser après la dernière glaciation, elle est confinée aux prairies riches des basses terres du Saint-Laurent et des Laurentides méridionales (carte). C'est là où les mâles de l'espèce chantent, dès le dégel au printemps, et leur choral s'entend aussi bien le jour que le soir dans les mares temporaires et les fossés. Parmi les 11 anoures (grenouilles, rainettes et crapauds) vivant au Québec, c'est d'ailleurs l'espèce qui se reproduit le plus tôt au printemps. Pour localiser la rainette faux-grillon, difficile à observer en raison de sa petite taille, on peut toujours tendre l'oreille les soirs d'avril, dans l'espoir de déceler le chant particulier du mâle, alors qu'il tente de s'attirer les faveurs des femelles. Cette reproduction hâtive dans de petites zones humides en milieux ouverts, promptement réchauffées par le soleil printanier, assure le développement rapide des têtards. Une telle stratégie de reproduction rend toutefois les populations localement plus sensibles à l'extinction. En effet, les milieux de ponte éphémères peuvent, selon les conditions climatiques, s'assécher avant que les jeunes de l'année ne soient prêts à affronter la vie terrestre. Il s'ensuit une importante mortalité, réduisant ainsi le renouvellement de la population. Plusieurs années consécutives de ce régime peuvent éliminer des populations entières.

L'être humain n'est pas étranger aux déboires de la rainette faux-grillon de l'ouest. Les sites de reproduction précaires et mal connus de cette espèce ont été et peuvent encore être facilement détruits par de simples travaux de drainage ou de nivellement. Favorisée autrefois par le déboisement qui a suivi la colonisation de la vallée du Saint-Laurent et l'agriculture artisanale, la rainette subit maintenant les effets dévastateurs des nouvelles pratiques agricoles tout comme de l'expansion de l'urbanisation. Ces bouleversements ont éliminé les mares où elle se reproduisait dans de grands secteurs entre lesquels elle se retrouve maintenant coincée. C'est ainsi qu'elle a disparu de plusieurs portions de son aire de répartition originale. Par ailleurs, les échanges entre les populations et la colonisation des mares adjacentes à celles qu'elles occupent deviennent de plus en plus difficiles. Pour cette petite rainette, une distance de quelque 500 mètres suffit à dissocier les populations les unes des autres. Cette fragmentation, souvent observée, isole les populations et affecte la disponibilité des aires de reproduction de remplacement de bonne qualité, les rendant ainsi encore plus vulnérables à la disparition.

Pour que les printemps ne soient jamais silencieux, il est urgent d'agir afin de freiner la destruction massive et irresponsable des habitats de prédilection de la rainette faux-grillon de l'ouest. Seules des initiatives de conservation cohérentes visant la protection combinée de ces milieux humides et des corridors qui les relient, de même que l'amélioration de certains habitats moins propices pour compenser les pertes subies, assureront sa survie au Québec. Les pressions sur les habitats, particulièrement en Montérégie, sont actuellement incompatibles avec l'atteinte des objectifs du protection de notre biodiversité. Dans l'état actuel des choses et face à l'urgence d'agir, on peut se demander pourquoi la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables n'est pas utilisée pour protéger les habitats de la rainette faux-grillon de l'ouest. Si la tendance se maintient, cette espèce n'en a que pour une escousse.

Source : /www.rescousse.org
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MessageSujet: Expliquez-moi la différence entre grenouille et crapaud   Sam 12 Juil - 8:44

Tous les contes de fées parlent de crapaud. Et oui, il suffit de soi-disant l'embrasser pour qu'il devienne un prince charmant. Baliverne ! Au mieux vous risquez une irruption cutanée voire pire une intoxication. Et la grenouille, en quoi diverge-t-elle de notre ami crapaud ?

Les grenouilles et les crapauds appartiennent tous les deux à la classe des amphibiens, plus connue sous le nom de batraciens. Plus de 4 200 espèces y sont répertoriées. Les grenouilles et les crapauds sont affiliés au superordre des Anoures. Cela signifie qu'ils ne possèdent pas de queue contrairement à l'autre superordre des Urodèles dont font partie les salamandres.

Si la grenouille et le crapaud sont si proches d'un point de vue classification, il existe néanmoins de nombreuses divergences résultant de leur habitat.

Deux peaux bien distinctes

Le premier élément qui différencie notoirement les grenouilles des crapauds est leur tégument, autrement dit la peau. Avez-vous déjà touché une grenouille ? Si oui, vous savez alors qu'il est difficile d'en attraper car elle glisse. Sa peau est extrêmement lisse et visqueuse. Ce toucher quelque peu gluant s'explique par la sécrétion de mucus à la surface de la peau. Pourquoi ? Ce film permet de protéger la peau des agressions extérieures, elle forme comme une barrière protectrice.

Le crapaud, quant à lui présente une peau pourvue de petites verrues et sans mucus. Cette différence s'explique par leur lieu de vie. En effet, les grenouilles sont aquatiques alors que les crapauds sont terrestres. Le mucus déposé à la surface du tégument de la grenouille facilite également le déplacement de l'animal dans l'eau ; il y a moins de frottement qui s'exerce.



Un plus toxique que l'autre

Autre différence de taille : la toxicité. Les crapauds possèdent des glandes à venin en arrière de leurs yeux ce qui n'est pas le cas pour les grenouilles. Ces petites protubérances appelées parotoïdes sont des glandes dites excrétrices, c'est-à-dire qu'elles synthétisent et libèrent une substance laiteuse qui protége les crapauds des prédateurs.

Ce produit peut-être un poison neurotoxique ; il bloque le système nerveux de l'animal qui l'attaque ou de la personne qui le touche provoquant sa paralysie ou pire la mort. Certaines espèces tropicales de crapauds sont extrêmement dangereuses ; elles sont reconnaissables pour leur couleur chatoyante : rouge, jaune ou vert. Si vous en voyez en pleine jungle, ne vous en approchez pas. Les espèces françaises ne provoquent généralement que des irruptions cutanées.

La morphologie des pattes

L'autre critère pour faire la différence entre la grenouille et le crapaud est la forme des pattes arrières. Les grenouilles possèdent des appendices plus longs que ceux des crapauds et surtout bien repliés en Z. Cette particularité explique que la grenouille fasse des bonds plus hauts et importants que le crapaud, elle peut ainsi plonger sans difficultés.
Autre distinction, les pattes. La grenouille possède une petite membrane entre chaque "orteil" des pattes ; elle forme une palme complètement adaptée à la vie aquatique de la grenouille. Les pattes des crapauds en sont dépourvues puisqu'ils vivent sur la terre ferme et ne se hasardent dans l'eau que pour leur reproduction. D'ailleurs, à ce moment là, on peut encore noter une différence entre les deux espèces. La grenouille pond des oeufs en amas, alors que le crapaud les libère sous forme de chapelets. Enfin, vous saurez que la grenouille n'est pas la femelle du crapaud et qu'il s'agit de deux espèces différentes.

Charlotte Portalis, L'Internaute
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